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Biodiversité :

Le terme biodiversité est issu de la contraction des mots biologie et diversité, il évoque ainsi la diversité du monde du vivant dont l'homme est partie prenante.
Ce terme s’est fait connaître auprès du grand public suite au sommet de la Terre qui s’est tenu à Rio de Janeiro en 1992.
La biodiversité n'est pas qu'un mot, elle est un concept qui regroupe différents aspects.
On distingue ainsi trois plans différents : la diversité génétique, la diversité des espèces et la diversité des écosystèmes et des services qu'ils rendent.
À ces trois plans, on ajoute maintenant très souvent un quatrième, celui de la biodiversité fonctionnelle, représentative de la variété des interactions au sein de ces trois plans et entre eux.



La Nouvelle-Calédonie, un laboratoire d’étude pour une biodiversité exceptionnelle

Il y a quelque 55 millions d’années, les forces tectoniques ont fait remonter le plancher océanique qui recouvre la Grande Terre, créant ainsi la chaîne centrale, qui s’étend sur toute la longueur de l’île principale. La forêt dense humide, dite sempervirente ou toujours verte, s’étire de façon discontinue du sud au nord, le long de cette dorsale qui sépare deux côtes, Ouest et Est, au climat et à la géographie contrastés. On la retrouve également sur sols calcaires dans les Iles Loyauté.

La Nouvelle-Calédonie, un laboratoire d’étude pour une biodiversité exceptionnelle
La côte Ouest, aujourd’hui recouverte de vastes plaines de savanes, est un espace de transition entre la forêt dense et la mangrove du littoral. Elle abrite également la forêt sèche qui n’occupe plus que 1% de sa superficie initiale. Les montagnes de la côte Est plongent directement dans le lagon, encaissant des vallées verdoyantes. Le maquis minier, qui recense 89% d’endémisme, désigne l’ensemble des formations végétales situées sur roches ultramafiques (péridotites et serpentinites, restes de la croûte océanique) qui n’appartiennent pas aux forêts denses.
La Nouvelle-Calédonie représente à elle seule près de 75% de la surface des récifs et lagons des territoires français.
Leur inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008 est une reconnaissance internationale de la richesse de ses lagons.
Grâce à l’extraordinaire diversité de sa faune et de sa flore terrestre, de sa richesse en nombre d’espèces qui peuplent ses récifs coralliens, la Nouvelle-Calédonie est reconnue aujourd’hui pour être un des hauts-lieux de la biodiversité à l’échelle mondiale. Cet héritage exceptionnel, lui impose un devoir important de gestion et de préservation. Ainsi, de très nombreuses structures publiques ou associatives, à vocation environnementale, contribuent par leurs actions, à améliorer la connaissance, à sensibiliser les populations et à préserver ce patrimoine naturel.

Source IRD
11/10/2010