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CNRS

Fondé en 1939, le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) est un organisme public de recherche (EPST) placé sous la tutelle du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Le CNRS compte environ 32.000 personnes (dont 26.000 statutaires – 11.600 chercheurs et 14.400 ingénieurs, techniciens et administratifs) réparties dans plus de 1 200 unités de recherche dans tous les champs de la connaissance. Le CNRS possède depuis 1946 à Gif-sur-Yvette l’un des plus beaux fleurons de son patrimoine : un domaine de 67 hectares dans la Vallée de Chevreuse où sont implantées 11 unités de recherche. L’ICSN (Institut de Chimie des Substances Naturelles), l’une de ces unités, est le plus grand établissement public de recherche en chimie de France. Dans ce bâtiment de 7000 m2 créé en 1959, travaillent près de 300 personnes.


Champs thématiques

CNRS
En Nouvelle-Calédonie, le CNRS est représenté par le Laboratoire des Plantes Médicinales, antenne avancée de l’ICSN. Les équipes de l’ICSN poursuivent des recherches qui se rattachent à quatre domaines : 
 Chimie organique des molécules complexes, 
 Produits naturels et chimie médicinale, 
 Chimie et biologie structurales, 
 Chimie et biologie de cibles thérapeutiques.
Un objectif de l’équipe est de découvrir, à partir des plantes supérieures de la biodiversité tropicale, de nouvelles molécules bioactives. En fonction d’opportunités de coopération officielle avec différents pays de la zone intertropicale, en respect des accords sur la biodiversité, des récoltes systématiques de plantes sont réalisées par nos partenaires.
Des extraits préparés sont fractionnés et soumis à une évaluation biologique (38 cibles disponibles couvrant 10 domaines thérapeutiques). En 2008, ce sont la Nouvelle-Calédonie, le Vietnam, la Malaisie, Madagascar, la Guyane française et l’Ouganda qui approvisionnent régulièrement l’ICSN en extraits de plantes de la biodiversité tropicale.

Valorisation des travaux de recherche

Depuis 2001, plusieurs études ont été menées et 33 articles portant sur des plantes calédoniennes ont été publiés.
À titre d’exemple, quelques nouvelles molécules antagonistes de Bcl-xL, une protéine jouant un rôle prépondérant dans l’inhibition de l’apoptose (mort cellulaire), ont été caractérisées comme un sesquiterpène de la famille des drimanes à partir d’une Winteraceae de Nouvelle-Calédonie. L’étude d’une Proteaceae de Nouvelle-Calédonie a conduit à la caractérisation d’une série de composés originaux à squelette biarylique : les kermadécines aux propriétés cytotoxiques (anti-cancer). L’étude de plusieurs espèces du genre Zygogynum a permis la découverte de phényl-3-tétralones (Zygolones) inhibiteurs de PPARγ (diabète-obésité). Ces molécules, isolées pour la première fois dans le règne végétal, peuvent être considérées comme des marqueurs chimiques du genre.

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Source CNRS