Recherche

Les News



Conservation des oiseaux terrestres


Depuis 2 ans, aux côtés des Provinces Nord et Sud, la SCO a engagé un travail de réflexion pour la préservation de deux des principaux massifs forestiers de la Chaîne centrale, récemment désignés d’Importance pour la Conservation des Oiseaux et de la Biodiversité.


Des Plans d’actions «participatifs» pour 2 Massifs de la Chaîne

Conservation des oiseaux terrestres
Le plus au nord de ces 2 sites est le Massif des Lèvres, qui couvre une surface de 36 000 hectares entre la Koné-Tiwaka, le
littoral de Touho et la vallée de la Tipindjé en limite de Hien- ghène. Ce massif culmine au Mont Katalupaïk et constitue le deuxième plus grand ensemble de forêts humides de toute la province Nord. Il abrite notamment les Cagous les plus au nord de la Calédonie et d’importantes populations de la rare Perruche de la Chaîne.
Le deuxième site est le massif des Monts Nakada et Do, qui s’étire sur 27 000 hec- tares à cheval sur la frontière Province Nord / Province Sud, entre les communes de Canala, Thio, Boulouparis et La Foa. Les forêts humides de ce massif hébergent en particu- lier la population naturelle de Cagous la plus importante de Calédonie.
L’objectif du projet sur ces deux grands sites est d’établir un plan d’actions pour assurer la préservation de ces richesses naturelles, avec une implication étroite des populations locales dans le choix et la mise en œuvre des actions à conduire. Ces choix et actions de gestion à définir peuvent être par exemple : l’organisation d’une régulation des cerfs et cochons qui dé- gradent à la fois les forêts mais aussi les cultures autour des tri- bus, un engagement sur des zones de non-feux ou encore le développement d’initia- tives de reboisement. Ce peut être également la mise en place de projets éco touris- tiques ou même d’une gestion concertée de la chasse et la création de réserves, pour ne pas mettre en péril des espèces telles que les Notous ou les Roussettes.
Actuellement nous sommes dans une phase de rencontre et de travail avec les principales tribus concernées : Bopope, Pombeï, Tiwaé et Poyes pour le Massif des Lèvres ; Mia, Ten- da-Kopelia, Windo, Kouaré et Ouipoin pour le Massif du Nakada-Do. Ce travail participatif avec les tribus devra ensuite être mis en commun et consolidé à l’échelle de chaque massif au sein d’un Comité local de gestion, réunissant des représentants de l’ensemble des acteurs locaux concernés : coutumiers, communes, propriétaires privés, services provinciaux et gouvernementaux concernés. Les plans d’actions participatifs ainsi construits et validés serviront de guides pour une gestion durable et partagée des res- sources naturelles et de la biodiversité.

Conservation des oiseaux terrestres