Recherche

Les News



Le niaouli



Les vertus du niaouli

Les vertus du niaouli (Melaleuca quinquenervia) sont connues depuis fort longtemps. Dans les tribus, les Kanak l’utilisent traditionnellement pour se soigner mais également pour la construction. En effet, son écorce est un matériau très recherché : la « peau » de niaouli est utilisée pour revêtir les parois et toits des cases. Autrefois, lors des naissances, il était d’usage d’envelopper les nourrissons dans son écorce afin de les protéger et leur donner de la force.
En 1861, le Moniteur signale la présentation d’un échantillon d’huile de « cajeput » à l’exposition de Londres que Victor de Rochas décrit comme étant « de couleur jaune clair plus légère que de l’eau, analogue à un mélange de térébenthine, de camphre, de menthe poivrée ».

Le niaouli

Un arbre aux multiples usages

Les Kanak utilisent traditionnellement le niaouli (Melaleuca quinquenervia) pour se soigner mais également pour la construction : son écorce, formée d’une superposition de 10 à 20 couches, est un matériau très recherché pour revêtir les parois et les toits des cases.
Autrefois, lors des naissances, il était d’usage d’envelopper les nourrissons dans son écorce afin de les protéger et leur donner de la force.
Le niaouli

Un peu d'histoire

C’est le 2 mai 1893 qu’une dame Granjean dépose au Tribunal de Commerce de Paris la marque
« Gomenol ». Ce nom, que tous les calédoniens comprennent comme étant la contraction de Gomen et Oil (l’huile de Gomen) suscite malgré tout une petite polémique.
Ainsi le Figaro du 8 septembre 1896 : « Le Goménol… à quoi peut bien rimer ce nom à coucher dehors ?
Qu’est-ce donc que le Goménol ? Le Goménol est tout simplement une essence basalmique provenant de la distillation des feuilles d’un arbre connu sous le nom saugrenu de niaouli. Quant à l’appellation de goménol, elle s’explique par ce fait que les niaoulis sont surtout abondants dans le district de Gomène entre les rivières de Témala et de Youanga. Ses parrains font remarquer que le mot est facile à retenir, qu’il dit parfaitement ce qu’il veut dire et ne prête à aucune équivoque ».
Monsieur Prévet, qui est alors le gérant de la conserverie de Ouaco, dans une lettre au dictionnaire étymologique « Bloch et Wartburg », confirme : « Comme c’est dans un domaine de Nouvelle-Calédonie appelé Gomen que j’ai commencé à distiller cette essence (…), tout en apportant les précisions suivantes :
« (…) d’autre part, dans les pays de langue anglaise on désigne sous le nom gum tout ce qui est résine ou essence ; l’idée m’est venue de chercher une appelation qui francise ce nom de gum et qui rappelle aussi la localité où le nom goménol a été produit ».
Le produit connaît un certain succès : entre les 2 guerres, la Calédonie en exportera 10 à 20 tonnes (avec une pointe à 40 tonnes). Le GI’s qui sont venus en Nouvelle-Calédonie à partir de 1942 utilisaient l’essence de niaouli pour se protéger des moustiques. Les troupes ont même fait des panneaux publicitaires pour cette essence.

Mots clés : Mieux connaître, Niaouli

Dans la même rubrique :
< >