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Le parc des Grandes Fougères, unique en son genre


Établi sur un domaine provincial et géré par un syndicat mixte, le parc des Grandes Fougères est une réserve spéciale de faune et botanique, le premier en Nouvelle-Calédonie à marier protection de l’environnement,  usages et activités humaines.


Frédéric Dhie - Antipode Productions
Frédéric Dhie - Antipode Productions
Ouvert en novembre 2008, le parc des Grandes Fougères trace peu à peu sa route. « Même s’il est géré par un syndicat mixte composé de la province Sud et des trois communes de Farino,  Sarraméa et Moindou, c’est bien un parc provincial », tient à préciser d’entrée Ghislaine Arlie, présidente de la commission de l’environnement. Ce parc ne ressemble pourtant à aucun autre. D’abord, parce que ses 4 535 ha s’éten-dent sur trois communes et que 80 % des arbres qui y poussent sont cauliflores (arbres dont les fleurs et les fruits poussent à même le tronc et les branches). ensuite, parce qu’il a vocation à s’agrandir sur le délaissé d’une exploitation forestière qui, rien que sur la zone du col d’Amieu, représente près de 12 000 ha. enfin, parce qu’il est accessible gratuitement à tous les habitants de la zone et qu’il dispose d’une zone de chasse de 1 000 ha ouverte un mois par an. Cette dernière disposition devrait pourtant être revue pour 2011. « Nous souhaiterions y interdire la chasse aux notous et aux roussettes, confirme Ghislaine Arlie. On ne peut pas protéger ces espèces pendant onze mois et les tuer pendant un mois. »
Projets d’activités multiples
Le parc des Grandes Fougères a fait l’objet d’une opération groupée d’aménagement foncier (Ogaf), avec mise en place d’un cahier des charges, d’une charte et d’un label spécifiques. Près de 12 000 personnes l’ont fréquenté en 2009. « L’objectif est, aujourd’hui, de proposer d’autres activités que la seule randonnée pédestre (près de 50 km de pistes), pour que les gens aient envie de revenir, explique Ghislaine Arlie. À l’image de ce qui se fait à la rivière Bleue, nous tablons sur des opérations de reboisement, des visites guidées (12  guides sont d’ores et déjà opérationnels)  et toute opération à la fois simple à mettre en place et facile à pratiquer. »
Source Ghislaine Arlie,  présidente de la commission de l’environnement,  nous en dit un peu plus.

Randonnée pédestre
La province Sud dispose actuellement d’un réseau de 150 kilomètres de sentiers homologués : 13 sentiers de petite randonnée et 1 GR (7 étapes construites). Un comité de pilotage a même été créé pour « développer l’écotourisme, fédérer les interlocuteurs et mieux communiquer ».