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Les Zones de mer ouverte


La biodiversité tant pélagique (l'ensemble des organismes aquatiques qui occupent la « colonne d'eau ») que surtout benthique (organismes qui vivent à proximité du fond.) des zones de mer ouverte autour de la Nouvelle-Calédonie est encore très mal connue.


@ Frédéric Dhie - Antipode-Productions
@ Frédéric Dhie - Antipode-Productions
Cependant deux synthèses présentées par Richer de Forges et al. (IRD) en 2005 et par Kitahara, MV and Cairns, (Smithonian Institution) en 2008 montrent respectivement qu’à la faveur de prospections des fonds compris entre 200 et 1200 m environ plus de 50% des espèces découvertes étaient totalement inconnues et que la Nouvelle-Calédonie avec plus de 160 espèces de coraux dits « froids » possédait sans doute une diversité au moins égale sinon supérieure à toutes les autres zones du monde en matière de communauté corallienne profonde.

Les coraux froids

Les écosystèmes de coraux d'eaux froides, ou coraux profonds, se développent le long des marges continentales à des profondeurs variant de quelques centaines de mètres à un peu plus de mille mètres. Les récifs de coraux d'eau froide sont à bien des égards comparables aux coraux des eaux chaudes par leur organisation tri-dimensionnelle, leur fonction écologique et leur mode de croissance, et fournissent un habitat pour une communauté d'organismes incluant de nombreux groupes d'invertébrés et de poissons. Leur localisation le long des marges continentales à des profondeurs soumises à l'effort de pêche, ou encore à l'exploration pétrolière ou au dépôt de câbles, ainsi que leur productivité élevée, en font des habitats particulièrement fragiles. C'est pourquoi ils sont classés parmi les habitats sensibles par la convention Ospar sur la protection de l'environnement marin de l'Atlantique Nord-Est de 2004. A la différence des coraux tropicaux peu profonds, ceux-ci sont dépourvus de zooxanthelles (micro-algues symbiotiques). Ils doivent donc puiser leur nourriture dans l'eau environnante, notamment de la matière en suspension ou dissoute dans l'eau, mais également du zooplancton que les polypes, animaux qui forment le corail, capturent de manière active. Cependant, la contribution de chacune de ces sources au régime alimentaire des coraux reste à découvrir. (Source Ifremer)
Photo © IRD - Richer de forges
Photo © IRD - Richer de forges


Source IFREMER