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Les lagons calédoniens inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO


En juillet 2008, le site naturel des lagons et récifs de Nouvelle-Calédonie a été distingué par le Comité du Patrimoine Mondial de l’UNESCO réuni à Québec (Canada).


© Province Sud - Martial Dosdane
© Province Sud - Martial Dosdane
Le récif néo-calédonien représente la seconde plus grande barrière au monde après celle de l’Australie. De la zone totale étendue sur plus de 23 400 km2, quelques 15 000 km2 répartis en six sites sont aujourd’hui labellisés au Patrimoine Mondial de l’Humanité. La biodiversité marine de l’archipel est exceptionnelle avec 9372 espèces identifiées. Nous sommes dans un véritable sanctuaire… 1,57 millions d'hectares, c'est la superficie du lagon calédonien inscrite au Patrimoine Mondial, entourée de 1,3 Millions d'hectares de zone tampon. Les récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie ont été reconnus par la communauté scientifique internationale comme possédant des caractères d’une valeur universelle exceptionnelle, à savoir : le deuxième plus vaste ensemble récifal au monde et la présence de l’une des rares «doubles barrières récifales » ; une très grande diversité de formations coralliennes ; l’existence de sites de nidification majeurs pour les tortues marines et pour la tortue «verte» (Chelonia mydas) en particulier ; l’existence de zones de reproduction pour des espèces emblématiques et/ou menacées (dugongs, baleines à bosse, oiseaux marins) ; La présence de nombreux mollusques endémiques, d’habitats marins critiques (mangrove, herbier), ainsi que d’un grand nombre d’espèces de faune et de flore marines.

Le travail ne fait que commencer car l’UNESCO impose, pour maintenir ce fameux label, certaines conditions. La plus importante vise à élaborer des plans de gestion des sites classés en impliquant les collectivités locales et les populations. L’objectif est simple : faire en sorte que tous les acteurs (politiques et populations) ainsi que les opérateurs touristiques et économiques s’approprient cette précieuse biodiversité à travers des comités de gestion participative. La démarche nécessaire d’adaptation aux spécificités culturelles océaniennes prendra du temps. Fin 2010 un membre de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) viendra s'assurer de l'avancée des mesures prises pour la préservation du bien.


Source IFRECOR

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