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"Mines et environnement en Nouvelle-Calédonie" : l'ouvrage de référence


Un nouvel ouvrage pour la connaissance, la préservation et la restauration des « terrains miniers » de Nouvelle-Calédonie.


Couverture du livre
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Aboutissement d’un travail de compilation et de rédaction, coordonné par Laurent L’Huillier (IAC), Tanguy Jaffré (IRD) et Adrien Wulff (IAC-UNC) avec la collaboration de 14 auteurs et co-auteurs de plusieurs organismes de recherche locaux ou associés, cet ouvrage de synthèse qui vient de paraître fait le point sur les connaissances des milieux sur substrats ultramafiques (« terrains miniers ») en Nouvelle-Calédonie, ainsi que sur les modes et techniques de leur restauration, et plus précisément de leur revégétalisation à l’aide des espèces de la flore locale.Aboutissement d’un travail de compilation et de rédaction, coordonné par Laurent L’Huillier (IAC), Tanguy Jaffré (IRD) et Adrien Wulff (IAC-UNC) avec la collaboration de 14 auteurs et co-auteurs de plusieurs organismes de recherche locaux ou associés, cet ouvrage de synthèse qui vient de paraître fait le point sur les connaissances des milieux sur substrats ultramafiques (« terrains miniers ») en Nouvelle-Calédonie, ainsi que sur les modes et techniques de leur restauration, et plus précisément de leur revégétalisation à l’aide des espèces de la flore locale.

Les substrats ultramafiques – ou terrains miniers – à l’origine du minerai de nickel, couvrent près du tiers de la Nouvelle-Calédonie, alors que ce type de substrat ne représente que 1% des terres émergées de la planète, faisant de la Nouvelle-Calédonie une entité géologique et corrélativement biologique rare. Ces substrats placent aussi la Nouvelle-Calédonie parmi les premiers producteurs de ce métal dans le monde. Toutefois l’exploitation minière à ciel ouvert nécessite d’importants décapages et ensevelissements de biotopes naturels, qui génèrent des pertes de milieux et de la biodiversité qu’ils abritent  ainsi que des phénomènes d’érosion des sols, de dérèglement des débits hydriques, de pollution des cours d’eau et parfois des plaines alluviales et du lagon, si les mesures conservatoires adéquates ne sont pas mises en œuvre.
 
Ces substrats portent une biodiversité remarquable tant du point de vue botanique que zoologique et microbiologique, trois volets qui font l’objet de trois importants chapitres de l’ouvrage. La diversité botanique se traduit par la diversité des groupements végétaux, liés à la diversité des sols et des conditions climatiques, ainsi qu’à la diversité de la flore qui rassemble environ 2 150 espèces de plantes vasculaires dont 83 % sont endémiques, incluant 1100 espèces qui sont strictement cantonnées aux terrains miniers (soit 45 % des espèces endémiques de toute la flore de la Nouvelle-Calédonie). Ces espèces sont en outre spécialisées, adaptées à des sols très pauvres en plusieurs éléments nutritifs et pour certains très riches en magnésium, en nickel et en d’autres métaux.
 
Ainsi la Nouvelle-Calédonie est confrontée à un double défi : celui d’exploiter une ressource minière considérable à même d’assurer au pays un développement économique important, et celui de protéger cette biodiversité exceptionnelle. Dans ce contexte, la conservation des milieux sur substrats ultramafiques abritant la plus grande part de la biodiversité du pays ainsi que leur restauration à la suite de dégradations causées par les activités humaines s’imposent comme des nécessités incontournables.


Extrait du livre
Extrait du livre
Un chapitre de l’ouvrage est ainsi consacré à la présentation et à l’analyse des solutions les plus adéquates pour remédier aux effets néfastes de l’activité humaine sur l’environnement des terrains miniers. Le concept de restauration écologique des sites dégradés et les moyens nécessaires pour sa mise en œuvre y sont développés ; puis les modes de collecte, de germination, de conservation des semences et de production de plants d’espèces locales sont décrits, de même que les méthodes et les techniques de revégétalisation. Enfin les caractéristiques morphologiques, biologiques et écologiques d’une centaine d’espèces de la flore locale utiles pour la restauration sont présentées dans le dernier chapitre. Des annexes, un glossaire, un index et une bibliographie exhaustive complètent l’ouvrage.
 
Cet ouvrage est destiné à un large public, allant des professionnels du secteur minier (sociétés minières, opérateurs de la revégétalisation, bureaux d’étude…) aux personnels des collectivités impliquées dans la gestion du patrimoine minier et biologique du pays, ainsi qu’aux scientifiques, enseignants, étudiants, et plus largement à toute personne intéressée par les terrains miniers et leur gestion environnementale.

Fiche synthétique
 
  • Trois éditeurs : Laurent L’Huillier, Tanguy Jaffré, Adrien Wulff et 11 co-auteurs.
  • 5 organismes scientifiques (IAC, IRD, UNC, Cirad, Université de Montpellier)
  • Coédition IAC - IRD
  • 412 pages, 7 chapitres
  • plus de 500 photos et illustrations
  • 400 références bibliographiques citées
  • Tirage : 2000 exemplaires
  • diffusion locale essentiellement
  • Prix en librairie : 3950  CFP
  • Vente en ligne sur www.pacific-bookin.com ainsi que dans les librairies de la place.
"Mines et environnement en Nouvelle-Calédonie" : l'ouvrage de référence


Source IRD